Emilie , peux tu me décrire ton activité ?

J’ai lancé Pluie de Rêves fin 2016. Je crée et couds des accessoires : trousses, sacs, pochette de soirée. J’ai un positionnement bien particulier puisque je mélange pointe de culture locale (dromadaire, calligraphie arabe) avec un design simple et épuré bien français.
La plupart de mes clients sont donc des expatriés qui cherchent des idées cadeaux. Je fais également beaucoup de personnalisation en ajoutant un prénom sur mes créations par exemple. Fin 2017, j’ai créé une pochette passeport personnalisable avec le nom de famille et un sac cabine assorti.

Je suis en train de voir pour les faire produire en France sous le nom de marque Nils & Emi. L’idée est de lancer les préventes en avril. Je donne également des cours de couture en présentiel et je viens de démarrer les cours de couture en ligne depuis peu.

Comment as-tu développé ton projet ?

J’aime avoir plusieurs projets en parallèle. Je suis en plein enregistrement d’une SAS pour le projet Nils & Emi car cela demande de travailler avec des fournisseurs et des ateliers de confection en France et donc d’être bien structuré.

Constitution de startup en ligne, banque en ligne – bref, un expatrié peut désormais accéder à presque tout sans se déplacer. A chaque voyage en France, je remplis des valises de tissus car je ne trouve pas tout ce que je veux en Arabie (ou alors je ne sais pas encore où le trouver !) et je m’en sers pour mes créations ou pour fournir le matériel nécessaire à mes élèves des cours de couture. Parfois, j’arrive à trouver mon bonheur dans les souks mais pas toujours ! Souvent, on trouve un ou deux exemplaires d’un produit mais pas plus. Le shopping en Arabie peut vite devenir un exercice frustrant ! Après seulement 1 an ½ d’existence, je suis contente du chemin parcouru avec Pluie de Rêves. Je n’ai pas de local mais mon propre atelier chez moi.

 

Que retires tu de ton expérience au niveau professionnel, insertion dans le pays, familial…

Mon activité me permet de côtoyer des expatriés venus de tous les coins du monde et c’est vraiment sympa. Je regrette de ne pas pouvoir partager plus avec des Saoudiennes. Nous n’avons pas facilement l’opportunité de nous rencontrer comme cela peut être le cas dans d’autres pays.
Au niveau personnel, j’ai trouvé un vrai équilibre car je supporterai difficilement d’être « uniquement » le conjoint suiveur. J’ai besoin de vrais challenges pour m’épanouir… et des challenges je m’en crée tous les jours !
En période de surcharge, le travail empiète un peu trop sur ma vie personnelle et c’est mon seul regret mais comme mon mari travaille énormément, je n’ai pas vraiment de compte à lui rendre 😉

En quelques mots ton parcours professionnel 

Après mon bac, je suis partie en échange d’un an au Japon avant d’intégrer Paris 3 où j’ai fait une maitrise Langues Etrangères Appliquées Anglais-Japonais, puis un Master marketing communication en école de commerce. J’ai alors commencé à travailler dans la levée de fonds et les relations alumni (association d’anciens élèves) pour l’INSEAD – partageant mon temps entre Fontainebleau et Singapour. Je suis tombée amoureuse de la cité du Lion et ai passé 10 ans de ma vie là-bas, toujours dans le mécénat. Puis, je suis passé de la philanthropie à la couture en un déménagement 😉

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