Bonjour Léa, quelle Musette es-tu? 
Bonjour, je m’appelle Léa. J’ai 35 ans. Je suis une véritable épicurienne qui aime bien manger, dormir et rire !
J’aime faire des choses très variées comme dessiner en écoutant de la musique, pratiquer des activités extérieures avec mes 3 garçons, et bien sûr sortir
prendre des verres avec mes copines !

Où vis tu ? 
J’habite à Londres, dans le quartier de Fulham, un quartier très familial où vivent beaucoup d’expatriés français mais aussi italiens et espagnols.
Nous avons mis nos enfants à l’école bilingue Marie d’Orliac qui fait face à un grand parc où les enfants et parents se retrouvent après l’école et le weekend. Le quartier est également juste à coté de la Tamise. Nous prenons régulièrement les vélos pour nous balader sur les bords de la rivière et nous aimons nous arrêter déjeuner à un pub pour leurs fameux « roasted Sunday ». 

Comment es-tu arrivée à Londres ?
Nous avions très envie de vivre à l’étranger depuis quelques années. Un jour, mon mari a eu l’opportunité de partir à Londres par son travail. Nous avons sauté sur l’occasion. Le timing était parfait, nous venions d’avoir notre 3ème garçon. De mon côté, je ne souhaitais pas retourner travailler en banque où j’avais passé plus de 10 ans! J’avais envie d’autre chose professionnellement, prendre des risques.

Avais-tu déjà vécu à l’étranger ? 
A l’exception de mes études supérieures, je n’avais jamais vécu en dehors de la France. Nous travaillions à Paris depuis plus de 12 ans, avions un chouette appartement et un travail prenant.

Depuis combien de temps es-tu installée ? 
Çela fait un an et demi que nous sommes à Londres. Nous sommes arrivés à Noël 2016. Je dois dire que les débuts ont été un peu laborieux. La nuit tombait à 15h30, et je passais mon temps à faire les conduites. Contrairement à aujourd’hui, l’organisation n’était pas optimum pour moi !
Mon ainé, Gaspard 7 ans, s’est très bien adapté. Il a intégré une classe de CP et s’est fait très vite des amis. Pour Louis (5 ans), c’était un peu plus compliqué car je n’ai pas réussi à le scolariser tout de suite. En Angleterre, l’école commence en Moyenne Section. Il a du donc retourner en « halte-garderie » alors qu’il avait fait sa rentrée en Petite Section en France ! C’était un peu un retour en arrière pour lui. Mon petit dernier Léopold avait 4 mois à notre arrivée.

Tu as développé une activité : comment t’en est venue l’idée ? pourquoi cette thématique ?
A vrai dire, le concept de « Mumentz » ne m’est pas venu spontanément. J’avais très envie de quitter la banque et tenter une aventure entrepreneuriale. Ce sont finalement mes enfants qui m’ont donné l’idée. En passant davantage de temps avec eux, j’ai commencé à consigner nos souvenirs de famille et à prêter attention à leurs réflexions. Ils avaient tellement de choses à me dire sur leur nouvelle vie ! J’utilisais alors beaucoup « Whatsapp » pour les partager avec mon mari et mes parents.
J’ai réalisé que beaucoup de parents souhaitaient mémoriser les souvenirs de leurs enfants mais que faute de temps et d’outil adapté, ils ne le faisaient pas.
J’ai alors pensé à une application pour les conserver qui permettrait ensuite de faire des petits carnets de souvenirs que l’on aurait plaisir à feuilleter, tout comme nous avons beaucoup de plaisir à regarder d’anciens albums photos.
Aussi, c’est en griffonnant une petite souris suite à une réflexion rigolote de mon fils sur ce sujet que l’illustration s’est imposée à moi pour agrémenter le carnet. Petit à petit l’idée originale de « Mumentz » a vu le jour. 

Explique-nous comment tu t’organises entre ton activité et ta vie personnelle.

Après les 6 premiers mois à gérer toute l’intendance de la maison avec mon petit dernier sur les bras, j’ai vite compris que je n’y arriverais pas. J’avais besoin de temps pour moi et pour me lancer à fond sur ce projet. En rentrant des vacances d’été, nous avons donc décidé de prendre une jeune fille au pair pour m’aider et j’ai trouvé une nanny en garde partagée pour mon dernier.  Je suis aujourd’hui assez confortable. J’accompagne et je vais récupérer mes 2 ainés à l’école 2 fois par semaines. Le reste du temps, la jeune fille au pair fait les conduites. J’arrête de travailler vers 17H30 pour faire les devoirs et préparer le diner pendant que la jeune fille s’occupe des bains et joue avec eux.
J’ai énormément gagné en sérénité et en qualité de temps passé avec eux. Je suis consciente que je suis privilégiée pour ça ! 

Peux tu faire partager tes instants bonheurs de Musette ?
L’avantage d’être Mompreneuse est de gérer son emploi du temps. Je suis de nouveau disponible pour accompagner de temps en temps la classe de mes enfants en sortie scolaire, chose que je ne faisais pas avant !

Tu t’occupes beaucoup des enfants, un petit Home-made à partager ?

Comme je réalise mes illustrations moi-même, j’incite mes garçons à prendre leurs crayons. Malheureusement ce n’est pas cette activité qu’ils apprécient le plus. Leur Papa leur a donné plutôt le gout des jeux de société. Nous en avons énormément à la maison ! Récemment nous avons découvert Kingdomino que nous adorons.

En plus d’être « Mompreneuse », quelles sont tes sorties culturelles  préférées du moment, seule ou en famille ?
Londres est une ville fantastique pour ses musées. Il y en a énormément de gratuits et ils sont très adaptés aux enfants. Seule ou avec des amies, je préfère faire des expositions au Tate Modern ou au British Muséum.

Instant culturel ! peux-tu me citer un de tes tableaux ou livres préférés ?
Mes lectures sont assez variées. Au début de mon a venture entrepreneuriale, j’ai dévoré les biographies de Elon Musk et de Steve Job. Des infos ici

Pour m’inspirer en tant qu’entrepreneuse, j’écoute surtout des podcasts tels que La Poudre et Génération XX.

Sinon, les deux derniers livres qui m’ont touchée sont finalement des classiques que je n’avais pas pris le temps de lire : La servante écarlate de Margareth Artwood  et Le Meilleur des Mondes de Huxley dont la vision noire de la maternité et de la condition féminine me font réfléchir et me font prendre conscience de l’importance du message féministe à véhiculer.

Y-a- t-il un évènement culturel en ce moment dans ta ville que tu conseillerais ?
Je suis très friande des expos peintures. Récemment, je suis allée voir Modigliani au Tate Modern ainsi que celle de « Picasso 1932 » qui était fabuleuse.

En quelques mot peux-tu nous parler de l’art de vivre dans ton pays d’expatriation ?
L’Angleterre a un mode de vie qui est finalement très « family friendly ». Les soirées commencent tôt comparé à celles de Paris. Il y a des avantages certains pour la vie de famille à diner tôt, aller au pub boire une bière entre amis et rentrer à 23h ! Le weekend, les matins sont plus productifs et les enfants sont ravis. Surtout que Londres est une capitale très verte et que nous sommes assez rapidement en pleine campagne anglaise.

Léa, peux-tu me décrire ton activité ?
“Mumentz” a pour objectif de proposer aux parents de noter et conserver facilement les anecdotes de leurs enfants dans le but d’en faire un joli carnet à conserver et à avoir plaisir à relire afin de se remémorer ces moments que nous souhaitons toutes  et tous ne pas oublier !

En dehors du fameux livre de naissance, j’avais constaté qu’il n’y avait pas vraiment de support pour conserver les souvenirs de nos enfants plus grands ; notamment à l’âge de leurs premiers mots et de leurs réflexions souvent amusantes. Nous avons bien l’opportunité de revoir les photos de nos enfants grâce à de nombreuses offres présentes sur le marché ; mais il n’y avait rien pour les souvenirs que je souhaitais conserver sous forme d’anecdotes.

Mumentz est donc née de ce constat.

Comment l’as-tu développée ? 
J’ai tout d’abord construit ma communauté grâce à mon groupe Facebook afin de m’assurer qu’il y avait un intérêt. C’est notamment en participant à un petit concours de notoriété que j’ai pu attirer mes premiers membres. Je commence également à communiquer sur Instagram pour toucher un plus large public et pour mettre en avant les visuels.
En effet l’idée de Mumentz est de noter et conserver nos souvenirs mais aussi de les mettre en valeur par le biais de l’illustration. Les membres de mon groupe Facebook Mumentz postent ainsi leurs anecdotes ; je me charge alors de les enregistrer dans ma base de données. Chaque anecdote est associée à une petite illustration. Puis dès que le nombre d’anecdotes suffisant est atteint, ils peuvent commander leur carnet entièrement personnalisé.
La prochaine étape de Mumentz est de développer une application mobile, facile et ludique mais surtout plus confidentielle que ce que je peux proposer via Facebook.

C’est une étape importante pour le projet. J’espère pouvoir la réaliser le plus rapidement possible. La route est encore longue mais tellement enrichissante !

Que retires-tu de ton expérience au niveau professionnel ?

Grâce à l’entreprenariat, j’ai rencontré beaucoup de femmes entrepreneuses dont certaines sont devenues des amies : Marie-Caroline (Mi Casa es Tu Casa) et Agathe (Alice à Paris). Nous échangeons beaucoup les unes avec les autres. J’ai également croisé le chemin de Béatrice qui a créé son entreprise 10 ans plus tôt avec “Merci Maman”. J’espère rencontrer un jour le même succès.

En quelques mots ton parcours professionnel.
J’ai un parcours assez classique et pas du tout original. J’ai fait une école de commerce et je suis rentrée en banque d’investissement où j’ai gravi les échelons à un poste de Commerciale.

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