Anne, quelle Musette es-tu?

Bonjour les conjoints-expatriés ! Je m’appelle Anne Luong. J’ai grandi en Aveyron sur cette terre de la gastronomie française, entre magret de canard et aligot !!! Je suis une gourmande inconditionnelle et j’aime aussi partir à l’aventure pour découvrir des nouveaux pays.
Je suis une maman multiculturelle, un caméléon. Née en France d’origine vietnamienne, je me sens aussi bien chez moi en France, qu’au Vietnam, qu’à Hong Kong, ou au Qatar. Une citoyenne du monde !

Où vis tu ?

Je vis au Qatar à Doha dans le quartier d’Al Waab. Nous avons choisi de vivre loin du centre-ville et des buildings ! c’est un choix stratégique qui nous permet d’être aussi proches de l’école des nos enfants que du bureau de mon conjoint.

Comment es-tu arrivée ici ?

Mon mari a eu une mutation à Doha, je l’ai donc suivi.

Avais-tu déjà vécu à l’étranger ? 

Nous sommes des expatriés depuis le 01 février 2007. Lors de nos premières années, mon conjoint était « conjoint-suiveur » mais au fil du temps les rôles se sont inversés. Depuis nous déménageons tous les trois /quatre ans. Nous avons ainsi vécu au Vietnam, au Turkménistan, à Hong Kong et aujourd’hui au Qatar.

Depuis combien de temps y es-tu installée ?

Nous sommes arrivés au Qatar en septembre 2016 avec nos 2 enfants. Mon garçon est né au Vietnam, il a bientôt 7 ans et ma fille est née à Hong Kong et vient d’avoir ses 4 ans. Nous nous sommes très vite adaptés au pays et les sorties en 4X4 dans le désert doivent certainement y être pour quelque chose. L’adaptation s’est fait très naturellement et nous nous sommes très bien intégrés.

Tu as développé une activité : comment t’en est venue l’idée ? Et pourquoi cette thématique ?

J’ai créé ma société à Hong Kong juste avant de quitter le pays. À ce moment-là, j’avais plein d’idées en tête, mais rien de précis. L’idée a mûri à mon arrivée au Qatar. Juste avant notre départ de Hong Kong en 2016, j’ai refusé une belle promotion, car j’ai choisi de suivre mon mari. C’était un choix réfléchi et assumé, mais il m’a laissé un goût d’inachevé.

J’ai eu ce sentiment de vivre ma vie entre parenthèses, car je ne pouvais pas vraiment décider de ma carrière
professionnelle. Je n’arrivais plus à me projeter, à travailler de nouveaux pour une entreprise. Je voulais retrouver de la liberté et avoir la main pour décider de la tournure de ma carrière professionnelle.

Je suis partie de ma propre situation personnelle, ce besoin d’indépendance, de liberté. Mon objectif est d’avoir une activité que je puisse emporter partout avec moi. Mais pas seulement ; je voulais aider les autres conjoints expatriés suiveurs à être maître de leur vie professionnelle. J’ai donc planché pendant plusieurs mois pour proposer une formule clé en main. Ma mission est d’aider les conjoints à créer leur propre carrière nomade. Clé en main, car non seulement je les accompagne dans le lancement de leur projet, mais je leur propose un service de portage international. Ce qui leur permet de ne pas devoir recréer une structure juridique à chaque nouvelle expatriation.

Explique comment tu t’organises entre ton activité et ta vie personnelle? 

Je travaille depuis la maison où je me suis créée mon propre espace, mon bureau. C’est un espace que je me suis totalement approprié, où je me sens bien. À partir du moment que je suis au bureau, je suis au travail. Il a fallu un peu de temps à mes enfants pour comprendre et respecter mon espace de travail. Mais après quelques mois, ils ont vite assimilé que maman aussi à un travail tout comme papa !
J’apprécie énormément cette flexibilité. Le matin, je travaille de 8h à 13h30, je vais ensuite chercher mes enfants à l’école et je réattaque vers 15h. Avec ce rythme bien défini, j’arrive à concilier mon activité tout en profitant de mes enfants, chose dont je n’avais pas le temps dans ma vie de salariée.

Tu es donc une « Mompreneuse » très occupée?

Oui, je suis totalement une « Mompreneuse », une Femme entrepreneur, un caméléon ! Mes journées sont très remplies et j’essaye de m’organiser au mieux pour optimiser mon temps.
S’organiser est la clé pour avancer. Je fais des plannings et j’ai des alarmes pour ne pas oublier d’aller chercher les enfants à leurs activités. 😉 

Avant de prendre la décision de me lancer, j’avais beaucoup de préjugés sur le fait de travailler à la maison. J’avais peur de ne pas réussir à consacrer suffisamment de temps à mon projet et je redoutais de me retrouver toute seule, face à mon écran. J’ai vite dépassé ses barrières et j’ai appris à travailler autrement. De plus, je ne suis pas seule, je fais des rencontres virtuelles toute aussi magiques les unes que les autres. Et même si c’est virtuel, j’ai vraiment cette impression de les connaître personnellement.

Peux-tu faire partager tes instants bonheurs de Musette ?

Cette liberté que je me suis créée cette qualité de vie. Pouvoir participer aux sorties extra-scolaires de mes enfants, m’impliquer d’avantages dans leur quotidien. Ça à l’air d’être tellement anodin, mais j’apprécie tellement d’avoir aujourd’hui ce CHOIX, d’être libre de m’organiser comme je le souhaite.

Tu t’occupes beaucoup des enfants, un petit Home-made à partager ?

J’adore faire des activités manuelles avec mes enfants et leur apprendre à détourner des objets du quotidien.
Idée par ici

En plus d’être « Mompreneuse », quelles sont tes sorties culturelles préférées du moment seule ou en famille ?

On passe la plupart de nos week-ends dans le désert, à profiter de la nature. Ça fait 1,5 ans que nous vivons au Qatar, mais on apprécie toujours autant nos sorties en 4X4, voir les dunes de sable et profiter de la mer. Il y a peu d’activités culturelles au Qatar ; il arrive cependant que des expositions soient de passage à Doha et nous aimons particulièrement le MIA, le musée de l’art islamique.

 

Instant culturel : peux-tu me citer un de tes tableaux ou livres préférés ?

Nous avons eu la chance à Doha de recevoir l’exposition Picasso- Giacometti l’année dernière. Et j’ai eu l’occasion d’accompagner mon fils et sa classe pour cette sortie culturelle. C’était une exposition exceptionnelle et j’ai fait la découverte des sculptures « Les Baigneurs » de Picasso. Je connaissais surtout Picasso pour ces tableaux, mais moins pour ces sculptures. J’ai beaucoup aimé cet œuvre de part la présence qu’elle dégage certainement dû à la taille des sculptures – environ 2 mètres.

Des infos Ici sur Les Baigneurs de Picasso

En quelques mots peux-tu nous parler de l’art de vivre dans ton pays d’expatriation ?

Le Qatar est un petit pays dont la particularité est le melting-pot. Il y environ 2,8millions d’habitants dont plus de 85% sont des étrangers. Vous pouvez alors rencontrer aussi bien des pakistanais, des indiens, des philippins que des français, des marocains, des brésiliens…

Anne, peux-tu me décrire ton activité ?

Inspirée par ma propre histoire, Mrs Fanjat Ltd. aide les conjoints expatriés à créer leur carrière nomade. Devenir expat nomade, c’est la solution que je propose pour s’accomplir professionnellement quand on est conjoint expatrié. J’offre une solution juridique grâce au système de portage international. Cette solution permet aux expatriés d’exercer leur activité sans devoir se soucier de la gestion administrative de leur projet. Ils n’ont pas besoin de créer leur propre structure juridique à chaque nouvelle destination. Ils se concentrent sur leur savoir-faire, leur expertise, pas besoins de se soucier de la « paperasse », on s’en occupe.
De plus, je propose un programme d’accompagnement au lancement de projet. Ma démarche est d’aider à monter le projet nomade de A à Z. Donner confiance et avancer ensemble sur le projet.

Comment l’as-tu développé ?

La société a été créé en Juin 2016, mais j’ai pris la décision de travailler sur le projet qu’en mars 2017, je vais de fêter mon 1 er anniversaire. J’ai mis 6 mois pour monter le projet et construire le business plan. Je travaille notamment en étroite collaboration avec un cabinet d’avocat Français basé à Hong Kong.

Une 1ère étape a été franchie en octobre 2017, avec la signature de mon 1 er contrat. J’ai ensuite fait le lancement de la société sur les réseaux sociaux en décembre 2017. Depuis, j’avance jours après jours et le projet est devenu plus qu’un travail, il est mon entreprise nomade, il me ressemble et nous grandissons ensemble. 

 

Que retires-tu de ton expérience au niveau professionnel, insertion dans le pays, familial…

J’apprends tous les jours quelque chose de nouveaux que ce soit sur le plan technique que sur le plan personnel. Aujourd’hui, j’ai plusieurs casquettes, je fais à la fois de la communication, de l’accompagnement projet, à l’élaboration de contrat. De plus, en même temps je travaille sur mon développement personnel et mon bien-être, ce qui est totalement inédit pour moi. Auparavant, je ne prenais pas le temps pour moi, j’étais en pilotage automatique. Aujourd’hui je profite beaucoup plus de mon pays d’accueil et de mes proches tout en m’épanouissant professionnellement.

En quelques mots ton parcours professionnel 

 Diplômée d’école de commerce de Toulouse
1er départ en février 2007 au Vietnam à Ho Chi Minh City. J’étais l’expatriée et mon conjoint était « le conjoint-suiveur »
Sales and Marketing Manager pour un groupe français dans le Fine Food en contrat local + Ensuite je suis devenue Marketing and Sales Manager pour une société canadienne dans l’immobilier : en charge de la communication et de la promotion de projets immobiliers.
Direction Turkménistan en Janvier 2012. J’ai réussi à trouver un poste en communication interne dans la même société que
mon conjoint – objectif : continuer de travailler même si le poste ne collait pas totalement à mes attentes, peu de responsabilité.
 Décembre 2012, départ pour Hong Kong. J’ai rejoint l’équipe marketing d’une marque de jouets éducative américaine en tant que Merchandising and Marketing Manager Asie, j’avais toute la zone Asie à gérer. J’ai ensuite décroché un poste de Directrice de la Branche Hong Kong pour un partenaire de Disneyland Hong Kong

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