Céline, peux-tu me décrire ton activité consacrée à l’éveil des enfants?

Mon projet consiste à aider adultes et enfants à se connecter avec leurs envies et leurs talents, car c’est au croisement des deux que l’enfant va apprendre, avec une énergie naturelle très forte.

En voyant à quel point certains changements peuvent impacter à la fois le quotidien des familles et le développement de l’enfant, j’ai voulu partager cela largement . En conséquence j’ai créé un site « Apprendre en s’amusant ». D’autre part j’ai lancé l’an dernier des ateliers « Leçons de choses » pour surprendre et éveiller les enfants, de façon globale : sur eux-mêmes, les autres et la nature.

Actuellement, je lance des ateliers enfants en ligne « Les explorateurs ».  Ce sont des activités créatives d’inspiration Montessori que l’on peut télécharger . Il y a un volet éducatif pour offrir, au-delà des articles, une méthode et un accompagnement pour les parents et enseignants .En effet nous ne sommes pas tombés dans la potion de l’éducation positive quand nous étions petits, et la transition est un vrai défi.

Comment as-tu développé cette entreprise ?sur quelles pédagogies t’es-tu appuyées ?

J’ai créé l’entreprise elle-même lors d’un plan de départ volontaire, qui tombait parfaitement pour moi. En me lançant dans un domaine « nouveau », j’ai cherché les personnes et les écoles que je considérais être les plus inspirantes (Living School, Ken Robinson, Sophie Rabhi, Antonella Verdiani).

J’ai multiplié les formations, les rencontres, les projets. Et à chaque fois, j’ai eu cette sensation délicieuse : oui, ce sillon que je traçais était le bon. L’ambiance des écoles m’a fait vibrer : beaucoup de vie, de couleurs, d’affection avec les enfants. Pour mûrir mon projet, j’ai travaillé quelques mois dans un espace de « coworking », le « Laptop« , un endroit design, au calme dans d’anciens ateliers, qui m’a fait découvrir ce monde des entrepreneurs et des free-lances.

Que retires-tu de ton expérience au niveau professionnel, ton insertion dans le pays?

Pouvoir réaliser ce que l’on aime, c’est une grande chance. Et cela laisse une grande liberté, en termes d’emploi du temps, vital quand on est parent. Le fait d’arriver dans un nouveau pays donne vraiment un coup de « boost », je trouve. Évidemment, on n’a pas de réseau au début, mais cela va vite, notamment avec les groupes Facebook, les événements. Notamment aux Pays-Bas, où tout est possible !

En quelques mots ton parcours professionnel…

J’ai un diplôme de Centrale Lyon et de l’ESCP-Europe, et j’ai travaillé pendant une dizaine d’années à des postes de chef de projet, de chargée d’affaires, et de chef de produit pour une grande entreprise.  J’ai suivi, comme de nombreuses personnes, les études que mes parents m’avaient conseillées, avec tout leur amour. Je rêvais de matières comme les langues, l’éducation, le dessin, l’ethnologie, la psychologie. Mais j’ai fait une maths-sup, maths spé, école d’ingénieur, pour avoir « le choix ensuite ». En réalité, je savais à peine brancher un grille-pain, et je faisais une overdose d’équations et de formules de chimie.

On souffre en silence car on passe de superbes moments aussi, et puis « il y a d’autres problèmes plus graves dans le monde ».  Mais se réaliser est un besoin fondamental, qui est sous-estimé en France. Une fois que l’on s’écoute, et que l’on a une estime de soi assez haute pour honorer ses envies, la vie nous le rend bien ! C’est le message que je souhaite faire passer auprès des enfants et des parents.

Un immense merci Adeline pour ces échanges ! Tu fais partie de mes belles rencontres ici.

 

 

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